sport et arthrose .... sport et arthrose.....

sport et arthrose

 

Docteur Thierry BOYER
51 avenue Bugeaud 75116 Paris
IAL Nollet 23 rue Brochant 75017 Paris
Clinique Hartmann 26 Bd Victor Hugo 92200 Neuilly sur Seine

L'exercice physique a pris dans notre société une place particulièrement importante. Il est de bon ton de lui attribuer toutes les vertus. Il est vrai que ses effets bénéfiques sur le bien-être psychologique, sur l'appareil cardio-vasculaire, sur l'ostéoporose sont bien établis. Le rhumatologue est néanmoins en droit de s'interroger sur les rapports entre le sport et l'état du cartilage.

Nous étudierons dans un premier temps les rapports entre sport et gonarthrose qui ont fait l'objet de nombreux travaux, puis nous passerons en revue les liens entre les différents exercices physiques et les localisations arthrosiques.

 

La gonarthrose

Chez le sportif, plusieurs facteurs peuvent entraîner une dégénérescence précoce du cartilage :

  • une hyperutilisation du genou , qui est pratiquement constante quel que soit le sport.
  • des traumatismes directs qui sont l'apanage des sports de contact et de combat et qui ne peuvent guère être dissociés de la pratique régulière de ces sports.
  • des traumatismes indirects : lésions méniscales et ligamentaires qui ne font certes pas partie de la pratique régulière du sport, mais dont la fréquence est élevée et le retentissement articulaire majeur.
  • le traitement chirurgical de ces lésions, meniscectomies et plasties ligamentaires qui représentent une cause de gonarthrose qui ne doit pas être ignorée.

 

La simple hyper utilisation peut-elle entraîner une dégénérescence articulaire?

Etudes expérimentales

Les travaux de HUSSON (14) montrent que l'excès de friction sur le cartilage provoque une altération de sa couche superficielle. Cette lésion semble définitive s'il n'existe pas une phase de repos permettant sa réparation.

Pour RADIN (28), les contraintes mécaniques importantes en durée (et non en intensité) finissent par dépasser la résistance élastique de l'os épiphysaire provoquant des micro fractures trabéculaires de fatigue qui pourraient favoriser une ischémie de l'os sous chondral. La perte d'élasticité due à la sclérose de l'os sous-chondral retentirait sur le cartilage sus-jacent.

À l'inverse d'autres travaux incitent à penser que l'activité physique a un effet neutre voire bénéfique sur les surfaces cartilagineuses :

JURVELIN (17) a étudié l'effet de la course sur le cartilage de jeunes lapins : il n'existe pas de modification macroscopique de la surface du cartilage ; sa dureté augmente de 6%, ce que l'auteur considère comme une réponse physiologique à l'augmentation des contraintes. L'exercice régulier augmente les proteoglycanes et l'épaisseur du cartilage chez le chien (18).

 

Études cliniques

1- Les arguments en faveur d'un lien sport-arthrose

Dans une enquête contrôlée, nous avons constaté un lien entre arthropathie dégénérative et pratique sportive (6) : la comparaison d'un échantillon d'hommes de plus de 40 ans ayant consulté pour arthrose à un échantillon d'hommes indemnes d'affection rhumatismale a montré de façon significative qu'il existait plus d'anciens sportifs dans le premier groupe ; il faut noter que les sportifs qui avaient présenté d'éventuels accidents au cours de leur pratique sportive n'avaient pas été exclus de l'enquête.

Le travail de CHANTRAINE (7) portant sur d'anciens footballeurs confirme cette relation ; plus récemment AUVERGNE (4) trouve une proportion significative d'arthrose du genou chez des anciens footballeurs (plus de 40 ans) non meniscectomisés.

L'haltérophilie est accusée de provoquer des lésions du cartilage rotulien (5). Il convient de rappeler que dans la flexion à 90, la résultante de la force appliquée au niveau de la face postérieure de la rotule est de 6 fois le poids du corps, et que certains athlètes soulèvent plus de 150 kg.

Une enquête rétrospective sur le genou des gymnastes (3) faite sur une période de 6 ans, a montré que le syndrome fémoro-patellaire était deux fois plus fréquent que les autres pathologies dans cette population jeune. Toutefois, dans cette enquête, le diagnostic de chondropathie n'est pas isolé des autres causes de douleur antérieure du genou.

DUPONT (11) considère que les lésions du cartilage de l'enfant ou de l'adolescent sont plus ignorées que rares. Sur 27 cas de syndrome rotulien, des lésions anatomiques ont été mises en évidence 19 fois par arthrotomie, arthroscopie ou arthrographie. Les microtraumatismes sportifs ont été considérés comme étant la seule cause de ces syndromes dans 4 cas ; dans 17 cas une dysplasie a été considérée comme facteur favorisant. Le sport (ou l'hyperactivité physique) de ces enfants noté dans 2/3 des cas, est peut-être à l'origine de la décompensation de ces dysplasies.

VIELPEAU (32) considère que des lésions du cartilage existent chez la moitié des enfants qui se plaignent d'un syndrome rotulien.

 

2- Les arguments contre le lien sport-arthrose.

MORETZ (24) , chez les footballeurs Américains, en l'absence de lésion traumatique du genou au cours de leur carrière, ne retrouve pas de relation entre ce sport et la survenue d'une gonarthrose ; ce résultat est à rapprocher de celui d'ADAMS (1) qui ne retrouve pas de gonarthrose chez 51 ex-footballeurs.

Les syndromes femoro-patellaires sont extrêmement fréquents chez les sportifs (gymnastique, ski, athlétisme ...). Afin de rechercher un lien entre la chondropathie rotulienne et le sport nous avons examiné systématiquement pour la thèse de AUCLAIR (2) l'état du cartilage rotulien au cours de 300 arthroscopies successives. Seules étaient inclus les arthroscopies réalisées pour des symptômes qui n'etaient pas un syndrome femoro-patellaire. Nous avons comparé le degré de chondropathie aux antécédents de pratique sportive : aucune différence significative n'a été retrouvée entre chondropathie et passé sportif quelle que soit la tranche d'âge, le niveau sportif, ou le degré de chondropathie ; le seul lien significatif est l'augmentation de la fréquence de la chondropathie avec l'âge ce qui est bien connu.

La rotule dans la course à pied a été étudiée par JACOBS (16). Il ne note pas de lien entre la distance parcourue et la survenue d'un syndrome rotulien ; il existe par contre une relation en ce qui concerne les lésions tendineuses et musculaires.

KONRADSEN (19) a étudié un groupe de 30 sujets sexe masculin ayant pratiqué la course à pied sur des distances de 20 à 40 km par semaine pendant une longue période contre un groupe de sédentaires. Les auteurs n'ont retrouvé aucune différence significative concernant l'épaisseur des cartilages des membres inférieurs et la présence d'ostéophytes.

Ce travail est confirmé par ceux de MARTI (23) et de PANUSH (27). LYSHOLM (22) observant sur une année les blessures des coureurs à pied a montré que la fréquence des lésions de la rotule était faible et que la majorité des lésions portaient sur les parties molles et les tendons. COX (8) étudiant les problèmes liant la course à pied à l'articulation fémoro patellaire, a mis en évidence la rareté des lésions rotuliennes ; il note que les contraintes mécaniques entre la rotule et la trochlée sont faibles dans ce sport.

 

Le rôle des traumatismes directs

Les traumatismes directs sans fracture jouent probablement un rôle important dans la survenue de la dégénérescence articulaire. La démonstration de ce rôle est évidemment difficile. Les études expérimentales de GEDEON et FICAT (13) sur le traumatisme direct du cartilage montrent qu'après un choc insuffisant pour créer une lésion immédiate, il peut apparaître une dégénérescence cartilagineuse retardée sur la zone traumatisée.

Les traumatismes de la face antérieure du genou font évidemment partie de la pratique régulière de certains sports de contact comme le football, le rugby, ou les arts martiaux et l'interrogatoire ne peut que prendre acte des innombrables chocs reçus au cours des années de pratique.

ROUVILLAIN (29) attribue 2/3 des lésions rotuliennes constatées arthroscopiquement chez 73 enfants à un traumatisme sportif.

 

Le rôle des traumatismes indirects

La dysplasie femoro-patellaire est probablement décompensée par l'activité physique, mais aucun travail à notre connaissance n'a établi cette relation.

Le genu-varum très fréquent chez les sportifs et en particulier chez les footballeurs ne semble pas aussi arthrogène qu'on pourrait le penser (7). Le mouvement de ciseau du genou du nageur pratiquant la brasse (31) pourrait provoquer la survenue d'une chondropathie de la facette interne.

Les lésions méniscales provoquent des lésions cartilagineuses que l'on remarque souvent en arthroscopie ; cependant il n'est pas établi que la négligence d'une lésion peu ou pas symptomatique soit un facteur important d'arthrose.

L'instabilité chronique et en particulier l'instabilité rotatoire exposent à la gonarthrose de façon importante (9 ;15 ;30) ; cette arthrose présente certaines particularités radiologiques : ostéophyte de l'échancrure et du bord postérieur du plateau tibial interne, pincement postérieur de l'interligne avec subluxation postérieure du condyle interne, bien visible sur la radiographie de profil en appui monopodal.

 

Rôle des "traumatismes chirurgicaux"

La méniscectomie représente un facteur arthrogéne indiscutable. L'arthrose symptomatique survient classiquement 20 ou 30 ans après l'intervention (l'arthrose radiologique est beaucoup plus précoce) ; sa fréquence est si grande que certains auteurs la considèrent comme constante (12). La technique de la méniscectomie joue un rôle important Les méniscectomies partielles sont moins arthrogénes que les méniscectomies intra-murales. Une revue récente des méniscectomies arthroscopiques à 10 ans (Symposium de la Société Française d'Arthroscopie 1997) a montré que la méniscectomie partielle augmentait de façon significative le risque d'arthrose par rapport au coté sain. Il faut cependant nuancer ces résultats sur plusieurs points :

  • il n'y a jamais eu d'étude comparant le risque de gonarthrose après méniscectomie ou après lésion méniscale non traitée. On ne sait donc pas si c'est la lésion elle-même ou sa résection qui est arthrogène.
  • le critère d'arthrose est radiographique et ne tient pas compte des symptômes.
  • la fréquence de l'arthrose à 10 ans est très inférieure à celle que l'on observait dans les méniscectomies complètes.

La chondrocalcinose post-meniscectomie est un cas particulier intéressant au plan physiopathologique ; son rôle arthrogène est extrêmement probable.

Les plasties ligamentaires ont pour but de supprimer l'instabilité et de permettre aux sportifs de reprendre leur activité physique, mais il n'existe actuellement aucun argument permettant de penser qu'elles sont moins arthrogénes que l'instabilité négligée ; certains auteurs n'hésitent pas à considérer qu'elles le sont plus, si certaines conditions ne sont pas respectées et en particulier la correction de l'instabilité antérieure en extension (9).

Les plasties articulaires pratiquées sur un genou présentant déjà les premiers signes radiologiques d'arthrose est un facteur aggravant considérable.

 

Conclusion

Le risque de gonarthrose chez le sportif paraît dépendre essentiellement du sport pratiqué et des accidents survenus au cours de cette pratique.

Les sports qui s'effectuent en ligne droite et sans traumatismes comme la course à pied (20) ou la natation, ne sont probablement pas arthrogénes. Les excès pourraient néanmoins altérer le cartilage de la rotule (rotule forcée du marathonien). Les sports de contact ou de ballon, comme le football, augmentent probablement la fréquence ultérieure de l'arthrose du genou, les traumatismes jouant probablement un rôle plus important que l'hyper utilisation.

Le risque de gonarthrose devient majeur pour les sportifs qui ont présenté une lésion méniscale ou ligamentaire.

Il convient enfin de signaler que de nombreuses études sont consacrées à la chondropathie du cartilage rotulien dont la filiation avec l'arthrose fémoro-patellaire n'est pas établie.

 

Les autres localisations arthrosiques

La fréquence de la coxarthrose douloureuse est supérieure à celle de la population générale (0,1 %) chez les pratiquants de certains sports traumatisants (MURRAY et DUNCAN (25)) et en particulier le football, le rugby, l'athlétisme, le tennis, la danse, le judo. En dehors du sport, cette augmentation de fréquence due à l'hyper utilisation de la hanche avait été également rapportée par LOUYOT et SAVIN (21) chez les agriculteurs.

Les caractères particuliers de cette coxarthrose du sportif sont pour DEMARAIS (10) :

  • le début précoce (42 ans contre 55)
  • la prédominance du côté gauche, jambe d'appel la plus fréquente
  • la rareté des anomalies dysplasiques
  • la prédominance des lésions radiographiques constructrices
  • l'évolution lente avec prédominance de l'enraidissement sur la douleur.

Un tableau différent de cette coxarthrose a été identifié par DEMARAIS (10) : la hanche ostéophytique simple. Dans ce cas, il n'existe pas de signes cliniques, pas de pincement de l'interligne, mais une ostéophytose périfovéale et en collerette péri capitale. Il semble bien cependant, avec le recul, que la plupart de ces hanches ostéophytiques évoluent vers une coxarthrose authentique.

Des lésions du bourrelet cotyloïdien sont souvent soupçonnées et parfois retrouvées en arthroscanner chez des sportifs devant des douleurs associées à des ressauts ou blocages. Il est difficile de savoir si de telles lésions peuvent représenter un facteur étiologique à une coxarthrose apparemment primitive ou si ces lésions du bourrelet sont déjà liées à une dégénérescence articulaire.

 

L'arthrose de la main et du poignet est fréquente chez les boxeurs. Le rôle des traumatismes répétés est évident. Les arthroses acromio et sterno- claviculaires sont aussi la conséquence de traumatismes répétés dans les sports de combat. L'arthrose du coude, volontiers associée à une ostéochondromatose secondaire, est fréquemment retrouvée chez les pratiquants de sports de lancer et de raquette ainsi que chez les travailleurs manuels.

 

Bibliographie

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